C'est avec la confiance de ces deux dernières victoires, que les rugbymen d' Epinay-sur-Seine sont parvenus, à domicile, à décrocher une 3e victoire de rang bonifiée et par la même occasion, à prendre la 1ère place de la poule B. Résumé de la rencontre avec toujours la même verve de Fafa.

RCE 34 – XV Du Clap 5 

6 essais : (Florian 2), Gerland, Tanguy, Rodolphe, Gazou

2 transformations : Gazou

1 pénalty : Gerland

1 – Jérôme 2 – Fred L. 3 – Jean-Baptiste 4- Fafa 5 – Tanguy 6- Rodolphe 7 – Louis (c) 8 – Maury 9- Vincent L. 10- Mathias  11 - Papy 12 – Florian 13 – Gazou 14 – Gerland 15 – Flavien

R : Romain G., Kiki, Pierre, Gros

Remplaçant éclair puis blessé : Maël

Coach : Romain A. et Maël

Epaule en légo : Maël

Docteur du Stade Toulousain : Monique

Marc Dorcel : Jean-Louis

Spectateurs : 30 selon la police environ 4000 selon les organisateurs

 

Après avoir enchainé deux victoires, le RCE, ses joueurs, ses dirigeants, ses supporters et son conseil d’administration se demandait si une troisième victoire est possible car comme au cinéma, le premier volet est génial, le second donne souvent l’impression de n’être qu’un intermède mais dans le dernier, le méchant se fait enfin sauvagement tuer, justice est faite, la princesse est délivrée, le héros a remis tout le monde d’accord et son rival renonce à lui faire de l’ombre (sauf dans Kickboxer car à ma connaissance au 8 ème épisode Tong Po était toujours de ce monde alors qu’il se fait sauvagement allumer depuis le premier volet ce qui laisse penser que les médecins sont surement les mêmes qu’au Stade Toulousain ou alors qu’il serait temps de réformer la retraite pour permettre à ce monsieur de se retirer en toute dignité). Et face à ce scénario, le destin décida que l’épisode 3 s’intitulerait le XV du clap.

Une enquête approfondie nous permit de comprendre que le XV du Clap était une émanation de gens issus des métiers du cinéma. Si nous traduisons ce fait, cela signifie une bande de gauchistes bobos abonnés à Libération et Télérama, intermittents du spectacle produisant des spectacles pervertissant la jeunesse.

Pour le RCE ce n’était pas possible d’accepter une telle hérésie, après tout Epinay-sur-Seine a vu l’acte fondateur du socialisme en 1971 qui a préparé l’arrivée au pouvoir 10 ans plus tard de François Mitterrand et cette ville n’est-elle pas le berceau des laboratoires Lumières. Il était donc normal que nous marquions notre territoire et montrions la domination de NOTRE PROJET tel un candidat anti-système ou pro-système j’avoue m’y perdre.

Au regard du temps de samedi analysé avec soin par notre Monsieur Météo à nous, il fut décidé de jouer resserré afin de ne pas perdre trop vite la balle. En effet, il pleuvait (Bah oui) ce qui rendait les passes longues assez hasardeuses surtout quand la moitié de l’équipe s’est vue doter par la nature de nageoires de poissons en guise de mains. Et d’ailleurs, nous avons noté que le nombre de mêlées fut supérieur aux désistements de l’équipe de campagne de François Fillon. Preuve s’il en est que c’était un temps pour un jeu de gros.

Bien entendu, dès le début du match notre charnière enchaine les passes longues distances et les offloads ou passes après contact.

Notre adversaire est acculé tel un candidat aux élections mis en examen mais résiste avec acharnement car venu à 15 et sans plan B possible.

Cependant, nous marquons dès la quatrième minute sur un beau mouvement et remettons le rouleau compresseur en route par l’intermédiaire notamment de Rodolphe dont la mandale de semaine dernière l’a transformé en troisième ligne moderne enchainant passe après contact, chistéra, percussion rageuse, au près au large c’était tellement beau que trois maires décidèrent de le parrainer pour les élections présidentielles.

Entre temps, l’arbitre accorde un essai litigieux pour le RCE suite à un en-avant qui suscita des protestations de la part des spinassiens qui en amoureux du beau jeu allèrent tous dire à l’arbitre que : non il n’y avait pas essai et ce au grand dam de Louis notre capitaine du jour. Ce dernier fut obligé d’être fair-play -en se demandant pourquoi on était aussi idiot- et dut demander à l’arbitre de ne pas l’accorder.

Anecdote qui résume bien l’état d’esprit de ce match où l’idée était de jouer (en même temps ça aurait été dommage de faire autre chose).

La mi-temps se termine sur un score sans appel de 24-0. Les clapistes résistent autant que  faire se peut et envoie du jeu dès qu’ils ont la balle mais à 15 leurs missions est difficile et comme rappelé plus haut, ce sont des intermittents du spectacle donc des saltinbanques vivant sur le dos des travailleurs fictifs ou non et qui ne sont pas habitués à faire des efforts alors que nous en tant que forçats de la terre nous sommes habitués à produire des efforts pour gagner quelques sous.

La deuxième mi-temps mérite un regard particulier, car même si nous rajoutons deux nouveaux essais et tentons des choses entre deux en-avant. Un certain nombre d’épisodes  sont venus nous rappeler qu’au RCE toute sortie de route est immédiatement consignée et peut servir de dossier pour quelques années, en voici quelques morceaux :

-          Romain vexé par son médecin lui demandant de choisir entre arrêter de boire et faire un régime ou faire du sport, décida de choisir la seconde option et c’est avec grand plaisir que Romain décida de tenter une belle percée le ventre fièrement dressé alors que l’arbitre avait sifflé depuis 5 minutes ;

-          Le rédacteur de ces lignes demanda à être soigné et à sortir après un plaquage où sa cheville servit de paillasson à un clapiste (ou un partenaire, d’ailleurs je soupçonne un partenaire) notre soigneur et capitaine du jour arriva avec la pharmacie en lui demandant de sortir et de ne pas oublier de prendre la pharmacie le tout sous le regard ahuri du stade et les rires de notre président à tous ;

-          Gerland décida de taper une transformation, en posant le ballon à plat sous le regard amusé du coach du jour Romain qui se décida à le laisser se ridiculiser s’assurant juste que son père et photographe immortalise l’instant. Bien entendu, le ballon a été levé de 20 cm pour atterrir quelque part à 25 mètres de l’en-but, éclat de rire général dans Epinay sauf chez 30 millions d’amis qui souhaite nous poursuivre pour avoir fait peur aux taupes ;

-          Vincent L. tenta un coup de pied tactique suite à une pénalité qui fit 6 m 80  pour tomber chez les adversaires et engueula son cousin en l’accusant de lui faire faire les mauvais choix ;

Le match se termina par une victoire 34 à 5, le XV du Clap ayant trouvé les ressources pour nous mettre un essai et les idées à l’endroit.

L’arbitre : le jumeau maléfique de Mathias a tenu son match et a arbitré dans l’esprit et vu le nombre d’en-avant et de fautes bêtes, il n’y avait pas mieux à faire.

Talent d’or : Rodolphe

Cagette d’or : beaucoup de nominés mais après concertation du jury, Maël fut retenu et ce pour une rentrée et sortie mémorable.

Sortie il y a 18 mois avec une épaule en moins en jetant un tee et après une rééducation sous la responsabilité de Carole épouse dévoué à la cause en application de  l’article 212 du Code civil, Maël se dit qu’il était temps de rejouer au rugby. Problème en un an les kilos en trop accumulés un peu partout n’était pas le fruit de sa récente paternité mais d’un laisser-aller coupable le conduisant à se vautrer lamentablement sur sa première prise de balle. Notre président à tous ayant un tempérament fougueux, tenta le coup une deuxième fois et sur un plaquage anodin ou une glissade se tint l’épaule immédiatement. Une bonne âme entre deux fous rires cria sur un ton ironique : « les secours », machinalement son épouse (Lui portant assistance toujours en application de l’article 212 du Code civil) déclencha le plan rouge machinalement. Mais Maël parvint à se remettre l’épaule en place, hurla à l’impétrant de se raviser et le plan rouge fut annulé. Puis ni vu ni connu partit se remettre sur son banc comme si de rien n’était.

 

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